Logement participatif

Les Passerelles du Ramier

Habiter ensemble, habiter autrement

Habiter collectivement sans renoncer à la singularité de chacun. Le projet construit un cadre commun capable d’évoluer avec les habitants, leurs usages et leurs trajectoires.

Vue d’ensemble du projet Les Passerelles du Ramier, de ses bâtiments de logements et du jardin commun.
Trois volumes de logements s’organisent autour d’un paysage commun ouvert vers la Garonne.

Le projet part d’une question simple : comment concevoir collectivement des logements qui ne prédéterminent pas une seule manière d’habiter ? La participation devient ici un outil de conception. Plutôt qu’une répétition de logements standards, une trame commune permet différentes configurations, du T2 au T6, et laisse aux futurs habitants une marge d’adaptation dans l’organisation de leur logement. Cette diversité se prolonge jusqu’aux façades, où fenêtres, loggias et dispositifs d’intimité répondent aux usages de chacun.

Trois volumes traversants, orientés nord-sud, composent l’ensemble. Reliés ponctuellement par des passerelles, ils libèrent au sol un vaste jardin commun tourné vers la Garonne. Entre le logement et ce paysage collectif, les loggias forment une épaisseur intermédiaire : ni tout à fait intérieure, ni totalement publique, elles peuvent être investies, protégées ou séparées selon les besoins. Potagers, espaces collectifs et terrasses prolongent cette gradation entre l’intime et le partagé.

La structure fixe ainsi un cadre, mais ne fige pas l’habiter. Plans, façades et espaces communs sont pensés pour accueillir des appropriations différentes et leurs transformations dans le temps. Derrière l’unité architecturale de l’ensemble apparaît alors une diversité de foyers, de modes de vie et de manières d’occuper un même lieu.

Lieu
Île du Ramier, Toulouse
Année
2025–2026

Documents graphiques

Le projet s’inscrit sur le Ramier, dans une relation directe au paysage de la Garonne.
Le bâti se retire pour libérer au centre de la parcelle un vaste espace commun paysager.
Une trame structurelle commune établit le cadre à partir duquel les logements peuvent évoluer.
D’une même trame naissent différentes typologies, capables de répondre à l’évolution des foyers et de leurs besoins.
Logements, espaces partagés et jardins composent différentes séquences entre l’intime et le collectif.
La coupe révèle la relation entre les logements, leurs prolongements extérieurs et le jardin commun, jusqu’au paysage de la Garonne.
Le logement n’est plus envisagé comme un type abstrait, mais à partir des usages et des besoins propres à chaque foyer.
Les circulations deviennent des seuils habités entre le logement, les autres habitants et le jardin.
Les loggias prolongent les logements et offrent à chacun une marge d’appropriation entre intérieur et jardin.
À l’intérieur, les espaces de vie traversants maintiennent une relation directe avec les prolongements extérieurs et le paysage.
Les prolongements extérieurs ouvrent les logements vers le paysage de la Garonne.
Derrière une structure commune, les variations d’ouvertures et de loggias rendent perceptibles différentes manières d’habiter.