Logements collectifs et parking
Habiter la limite
Densifier la limite entre ville et paysage
Conserver le stationnement tout en transformant son emprise : le parking devient le socle d’une nouvelle manière d’habiter la limite entre ville et paysage.

À Castanet-Tolosan, le secteur des Lascardos forme une interface entre les quartiers résidentiels et le paysage du lac. Le projet prend place sur le parking de la salle des fêtes, vaste surface minérale dont l’occupation ponctuelle contraste avec la proximité immédiate du parc.
L’intervention conserve le stationnement existant au rez-de-chaussée et lui superpose un second niveau réservé aux habitants. Ce socle permet d’installer de nouveaux logements sans étendre davantage l’emprise bâtie. Au-dessus, trois volumes distincts accueillent trois niveaux d’habitation. Leur fragmentation ménage des respirations entre les bâtiments et maintient des transparences entre la ville et le paysage.
La toiture du parking devient parallèlement un sol habité. Des jardins en hauteur prolongent les logements et introduisent une strate végétale au cœur du dispositif. Le projet associe ainsi densification bâtie et densification végétale plutôt que de les opposer.
La transformation du parking dépasse alors la seule question du stationnement : une infrastructure monofonctionnelle devient le support de logements, de jardins et de nouveaux rapports au paysage. La limite entre ville et nature n’est plus envisagée comme une rupture, mais comme une épaisseur habitée.
- Lieu
- Castanet-Tolosan
- Année
- 2025